Egalité des chances

Au Luxembourg, égalité hommes-femmes assurée par les lois

Avec un score de 100 points, le Luxembourg se trouve parmi les six économies mondiales qui accordent les mêmes droits aux femmes et aux hommes

Au Luxembourg, égalité hommes-femmes assurée par les loisLe rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2019: une décennie de réformes, publié par le Groupe de la Banque mondiale, examine la discrimination sexuelle dans 187 économies au cours des dix dernières années. Objectif: mieux comprendre l’influence de la discrimination juridique entre les sexes sur les choix des femmes en matière d’emploi et d’entrepreneuriat. Avec 100 points, le Luxembourg obtient la note maximale.

Évolution positive dans le monde en dix ans

Une femme peut-elle, selon la loi, se déplacer en dehors de chez elle de la même manière qu’un homme? La loi garantit-elle la non-discrimination sexuelle en matière d’emploi? Une femme peut-elle, selon la loi, signer un contrat de la même manière qu’un homme? Voici quelques-unes des questions examinées pour l’élaboration du rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2019: une décennie de réformes. En ressort une évolution positive: l’égalité hommes-femmes a progressé dans la plupart des pays du monde en dix ans. Le score mondial moyen est passée de 70,1 en 2009 à 74,71 en 2019.

Le Luxembourg est une des économies qui obtient un score de 100 à l’indice du rapport, à égalité avec la Belgique, le Danemark, la France, la Lettonie et la Suède. Dans ces pays, les lois accordent les mêmes droits aux femmes et aux hommes dans les domaines évalués. Sur les 39 économies ayant obtenu un score supérieur ou égal à 90, vingt-six sont des économies à revenu élevé de l’OCDE.

C’est en Afrique subsaharienne que les réformes en faveur de l’égalité des sexes ont été les plus nombreuses: six des principales économies réformatrices se trouvent dans cette région. L’Asie du Sud a connu la plus forte hausse de l’indice régional moyen, de 50 à 58,36, soit une augmentation de 8,36 points. Le pays avec le score le plus bas est l’Arabie saoudite, avec 26,63 points.

L’accès à l’emploi et le mariage, les domaines avec un plus grand nombre de réformes

Le rapport utilise huit indicateurs fondés sur les interactions des femmes avec la loi en début, en cours et en fin de carrière. Ces huit indicateurs sont: Déplacements, Accès à l’emploi, Rémunération, Mariage, Maternité, Gestion d’entreprise, Gestion d’actifs et Prestations de retraite.

L’indicateur Accès à l’emploi, qui analyse les lois influençant les décisions des femmes d’entrer dans la vie active, a bénéficié du plus grand nombre de réformes au cours des dix dernières années. Trente-cinq économies de toutes les régions ont adopté des lois sur le harcèlement sexuel, qui protègent les femmes sur leur lieu de travail. En outre, neuf économies ont adopté des lois contre la discrimination basée sur le genre au travail.

La plupart des réformes se rapportant à l’indicateur Mariage ont reposé sur l’adoption de lois contre la violence domestique. Quarante-sept économies de toutes les régions ont adopté de telles lois.

Par contre, l’indicateur Gestion d’actifs, qui examine les différences entre les sexes en matière de propriété et de succession, est celui qui a fait l’objet du plus petit nombre de réformes (quatre).

L’égalité des sexes, un élément essentiel de la croissance économique

Selon le rapport, le nombre de femmes actives est plus élevé dans les économies réformatrices, ce qui a un impact sur la croissance économique. ‘‘L’égalité des sexes est un élément essentiel de la croissance économique. Mais nous n’y parviendrons pas si les lois limitent notre participation’’, affirme Kristalina Georgieva, présidente par intérim du Groupe de la Banque mondiale.

En effet, malgré l’évolution mondiale positive, un score mondial moyen de 74,71 indique qu’une économie typique n’accorde aux femmes que les trois quarts des droits reconnus aux hommes dans les domaines mesurés. Avec ces arguments économiques, le rapport de la Banque mondiale encourage les gouvernements à assurer la pleine participation des femmes dans la société.

 

(Article rédigé par l’équipe rédactionnelle du portail www.luxembourg.lu / Source: Banque mondiale)

  • Mis à jour le 29-04-2019